L’excision, une mutilation encore répandue dans le monde

Le 28 décembre, la Gambie a adopté une loi interdisant l’excision. Cette pratique, qui concerne 140 millions de femmes d’après l’OMS, demeure courante en Afrique. Femin’Act vous propose un tour d’horizon des pays concernés et des lois en vigueur contre l’excision.

Carte représentant les pays pratiquant et/ou tolérant l’excision en 2013.
Sources : UNICEF, OMS, excisionparlonsen.org, GAMS, INED, NPWJ.org, IPU, fmr-test.nsms.ox.ac.uk.

La Gambie, ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, est un des Etats les plus concernés par les mutilations génitales féminines. D’après les données de l’UNICEF datant de 2013, 76% des Gambiennes ont été victimes d’excision. Des statistiques qui ont poussé le gouvernement à emboiter le pas au Soudan et au Kenya en criminalisant la pratique. Cette dernière sera passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans et d’une amende de 1 300 dollars.

Fin novembre, RFI a rapporté que le président gambien, Yahya Jammeh, a interdit l’excision avec « effet immédiat ». Le média indique que sa décision est motivée par « l’absence de justification religieuse de cette pratique dans l’islam ». Lanouvelletribune signale les paroles du président, tenues quelques jours après : « Quiconque ose exciser une fille ici en Gambie, subira le même sort », a-t-il menacé.

Les quatre types de mutilations génitales féminines. (Crédit photo : wikipedia)
Les quatre types de mutilations génitales féminines. (Crédit photo : wikipedia)

Des lois inefficaces

Les mesures prises contre l’excision en Afrique n’ont pas toujours porté leurs fruits. Au Burkina Faso et en Egypte, où une loi interdit toute mutilation génitale féminine, les chiffres restent élevés. 76% des Burkinabées et 91% des Egyptiennes seraient excisées selon le rapport de l’UNICEF. L’organisme décompte 125 millions de femmes victimes de cette pratique en Afrique.

Les raisons de l’excision sont diverses. D’ordre sexuel, la mutilation génitale vise à contrôler la sexualité et le plaisir féminin. D’ordre sociologique, dans le but d’initier les jeunes filles à devenir des femmes, d’assurer leur insertion sociale et de maintenir une certaine cohésion dans les traditions sociales. D’ordres hygiéniques ou sanitaires, en vertu de la conviction selon laquelle cette pratique favorise la fécondité et la survie de l’enfant. Enfin, les raisons peuvent être théologiques, rendant l’excision un impératif religieux.

Antonin Deslandes

Lauriane Sandrini

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2 réflexions sur “L’excision, une mutilation encore répandue dans le monde

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