Top 5 des actes sexistes les plus absurdes

Quelles soient récentes ou plus anciennes, certaines actualités paraissent irréelles tant elles sont grotesques. Femin’Act a dressé le top 5 de ces actes sexistes les plus absurdes.

1. Une femme a été arrêtée pour avoir refusé de faire la lessive de son mari

Selon un article mis en ligne par le site hispanique Puebla En Linea le 24 juin, une femme de l’État de Tamaulipas au Nord du Mexique a été placée en détention après avoir refusé de faire la lessive de son mari.

Edgar Ivan Perez Alvarado, chauffeur routier de 26 ans, a demandé à sa femme, Dulce Requena Garcia, de laver et repasser ses vêtements. La jeune femme de 21 ans, pensant que son mari avait besoin de ses affaires pour rendre visite à sa maîtresse, a refusé, provoquant la colère de celui-ci.

Photo d'illustration. (Crédit photo : pueblaenlinea.com)
Photo d’illustration. (Crédit photo : pueblaenlinea.com)

Pour régler ce différend conjugal, il préféra appeler la police, accusant sa femme de « causer du trouble ». Il en a profité pour souligner que celle-ci n’avait rien fait de la journée, à part regarder la télé. Dulce Requena Garcia s’est défendue en invoquant son état de fatigue.

Mais l’affaire n’en est pas restée là. La police mexicaine a décidé, face à l’ampleur que la dispute du couple prenait, de dresser une contravention de 400 pesos (environ 23 euros) à la jeune femme, qui ne pouvait s’en acquitter. Son mari, dans un ultime acte de trahison, refusa de la payer pour elle. Les autorités ont donc embarqué Dulce Requena Garcia au poste, où elle a passé 12 heures en prison.

2. En Australie, une école a interdit aux filles de faire de la course à pied de peur de perdre leur virginité

Une école islamique à Melbourne, en Australie, aurait interdit aux jeunes filles de participer à une course à pied car elles « risquent de perdre leur virginité« , rapporte un article du journal The Age. C’est un enseignant de l’école Al-Taqwa qui a écrit, fin avril, aux gouvernements fédéral et de l’État de Victoria pour dénoncer cette pratique. « Le directeur estime qu’il existe des preuves scientifiques qui montrent que si les filles se blessent, par exemple si elles se cassent une jambe au football, elles peuvent devenir stériles. »

L’intéressé, Omar Hallak, a cependant démenti dans un communiqué. « Nous ne pensons pas que courir de manière excessive est cause de perte de virginité ou que des blessures contractées pendant des activités sportives puissent rendre les filles stériles »

Roqaya Al-Gassra a remporté la 4e série du 200m en 22"81 aux JO de Pékin en 2008. (Crédit photo : EPA/GERO BRELOER)
Roqaya Al-Gassra a remporté la 4e série du 200m en 22″81 aux JO de Pékin en 2008. (Crédit photo : EPA/GERO BRELOER)

James Merlino, le ministre de l’Education de l’Etat de Victoria, a donc « demandé à l’Autorité de régulation d’ouvrir une enquête ». Il a ajouté, dans un communiqué, que si elles se vérifiaient, ces accusations « seraient très préoccupantes ».

Le journal The Age a également publié une lettre, adressée au directeur, qui semble émaner de l’équipe de course de fonds de l’établissement. Celle-ci dénonce le fait qu’en 2013-2014, le directeur a interdit aux filles de l’école primaire de participer à des compétitions. « Ce n’est pas parce que nous sommes des filles qu’on ne peut pas courir », rapporte la lettre. Cette décision est « vraiment insultante pour toutes les filles qui allaient y participer. Le hadith (propos attribués au prophète Mahomet, ndlr) n’interdit pas aux filles de courir. Tant que nous portons des vêtements appropriés, nous les filles pouvons courir. » Omar Hallak n’a pas répondu à ces accusations.

3. Il étouffe sa femme avec un oreiller parce qu’elle parlait trop

A Dallas aux États-Unis, un homme a fini par tuer sa femme en l’étouffant à l’aide d’un oreiller. La raison ? Le flot ininterrompu des paroles de sa compagne durant une dispute.

Le 22 juin, la jeune femme, prénommée Ceaira, appelle son mari, Jonathan Edelen, au travail, pour lui demander de rentrer. Le rapport de la police révèle que le couple s’est d’abord rendu dans un magasin pour acheter de la marijuana. Une fois chez eux, une violente dispute a éclatée. Le jeune homme de 34 ans, devant le flot intarissable de sa femme de 28 ans, a détruit la télévision en la jetant sur le sol. Il a ensuite essayer de la faire taire en lui mettant la main sur la bouche, ce qui a eu pour effet de faire tomber la victime sur le patio mais pas de la calmer.

Jonathan Edelen a tué sa femme parce qu'elle parlait trop. (Crédit photo : pulse.ng)
Jonathan Edelen a tué sa femme parce qu’elle parlait trop. (Crédit photo : pulse.ng)

La bataille s’est par la suite déplacée dans leur chambre. L’homme, excédé, a fini par se jeter sur sa femme, a posé un oreiller sur sa tête, et a appuyé jusqu’à ce qu’elle ne respire plus.

Envahi par la culpabilité, il a appelé la police de Dallas deux jours plus tard à trois heures du matin. A l’arrivée des autorités, Jonathan Edelen leur a déclaré : « Mettez-moi les menottes et emmenez-moi en prison. Je viens de tuer ma femme. » L’homme a immédiatement été placé en détention, avec une caution fixée à un million de dollars.

4. La soupe n’était pas chaude : il sort la carabine

Les faits se sont déroulés en octobre 2012, en Bresse, une région naturelle et ancienne province de France, située dans les régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté.

Paul T., 66 ans, est attablé avec sa femme, sa fille et son gendre. Une dispute éclate. Le facteur déclencheur : la soupe est froide.

Trainé au tribunal, il comparait « pour avoir violenté sous l’emprise de l’alcool, son épouse, sa fille, puis d’avoir pointé une carabine en direction du gendre de sa fille », rapporte un article du Journal de Saône-et-Loire.

Le prévenu s’est défendu en dédramatisant les faits. « Ce que M. D. [le gendre] a dit est tout faux. Il veut commander à la maison. Il a commencé à m’insulter et je ne veux pas me faire insulter chez moi. Je voulais lui fiche un coup de crosse, je ne l’ai pas mordu » L’homme, qui nie avoir frappé sa femme, ajoute : « Le fait que la soupe ne soit pas chaude était un prétexte ».

Malgré la solidarité de sa femme et sa fille, affirmant que Paul T. « a du caractère, c’est tout », le parquet s’est prononcé contre le mari. Il écope de trois mois de prison avec sursis, d’une amende de 300 euros à verser au genre, de la confiscation du scellé et de l’interdiction de détenir une arme pendant 2 ans.

5. Au Maroc, deux femmes risquent la prison pour avoir porté une robe

A la mi-juin, deux coiffeuses de 19 et 23 ans se baladent, en robe, dans un marché à Inezgane, près d’Agadir, au Maroc. Les deux femmes se font agressées par des hommes, et risquent de se faire lyncher par la foule qui s’est amassée autour d’elles.

Selon le magazine Telquel, la police a annoncé, vendredi 3 juillet, avoir arrêté deux hommes suspectés d’être leurs agresseurs. Ils ont 17 et 18 ans et, d’après la Sûreté nationale, ont «harcelé les deux femmes en raison de leurs tenues qu’ils considéraient comme indécentes, avant que cela ne dégénère en une agression verbale et physique, l’un d’eux ayant fait des gestes indécents». Ils risquent jusqu’à deux ans de prison.

Concernant les deux jeunes femmes, elles ont été interpellées par des policiers et conduites au commissariat. Elles sont poursuivies pour « outrage à la pudeur », et s’exposent à des peines allant d’un mois à deux ans de prison ferme, comme le prévoit le code pénal.

Manifestation à Casablanca pour soutenir les deux jeunes femmes. (Crédit photo : Facebook / Mettre une robe n'est pas un crime)
Manifestation à Casablanca pour soutenir les deux jeunes femmes. (Crédit photo : Facebook / Mettre une robe n’est pas un crime)

Leur procès s’est tenu le 6 juillet. « Le procureur avait requis un non-lieu, mais le jugement a finalement été reporté au 13 juillet », comme le souligne un article de Femina.

Mais comme l’a rapporté Libération, « la défense assure que l’article de loi invoqué ne prévoit pas le port d’une simple robe comme motif d’inculpation. La principale association féministe marocaine assure même que les poursuites vont à l’encontre de la Constitution, adoptée en 2011, consacrant l’égalité de droit entre homme et femmes. »

Cette affaire a choqué une partie de l’opinion publique marocaine. Après une manifestation à Agadir, une autre s’est tenue à Casablanca dimanche 5 juillet. Plus de 500 manifestants étaient réunis pour protester. Grâce aux réseaux sociaux, l’affaire est devenue internationale. La page Facebook Porter une robe n’est pas un crime a déjà réuni près de 15 000 j’aime. Sur Twitter, un hashtag, #MaRobeFemmeSolidaire, a été créé pour soutenir les deux jeunes femmes.

Lauriane Sandrini

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