Rugby : Georgia Page, la guerrière au nez cassé

Il y a quelques jours, la jeune américaine Georgia Page a fait parler d’elle sur les réseaux sociaux. Joueuse de rugby, elle a impressionné en continuant un match après s’être fait casser le nez.

Le rugby, sport de la testostérone. Montagnes de muscles, les joueurs sont vus comme des guerriers prêts à se casser des membres pour marquer un essai, prêts à saigner pour un bon plaquage.

Clichés mis à part, le rugby est aussi un sport de femme. Georgia Page l’a démontré lors d’un match de rugby à 7, jeudi dernier, contre l’équipe de Notre-Dame. La joueuse de l’Université de Lindenwood s’est cassée le nez lors d’un plaquage au début du match. « Je me souviens être tombée et avoir pensé oh mon Dieu, mon nez est de l’autre côté de mon visage. » a-t-elle raconté à Buzzfeed News. Ensanglantée, elle s’est relevée et a enchainé sur « un plaquage dévastateur et un balayage d’école », d’après un article de L’Equipe.fr. Depuis, elle est surnommée « the Rugby War Goddess », soit la déesse de la guerre du rugby.

Finalement sortie par l’arbitre, elle s’est plainte en déclarant : « Quoi je saigne du nez ? Mais non, c’est une égratignure ! ». Georgia Page est cependant revenue sur le terrain pour la seconde période. Modeste, elle a déclaré : « J’ai juste fait ce que j’avais à faire pour l’équipe. »

« What rugby is really about »

Dans un article de Buzzfeed News, Georgia Page raconte qu’aucun des médias ayant écrit un article sur elle n’a pris la peine de la joindre pour étayer leurs propos. Pour couronner le tout, elle explique également qu’ils ont trouvé des photos d’elle en brassière et les ont posté sans son autorisation.

Georgia Page est néanmoins satisfaite de l’attention portée au rugby féminin. « J’apprécie le fait qu’ils montrent ce que le rugby est vraiment. » La joueuse ajoute qu’il est dommage que l’aspect féminin du sport soit si peu médiatisé. Elle espère donc que le buzz de sa performance encourage les gens à s’intéresser plus à ce sport.

La guerrière a enfin déclaré que toutes les filles sont assez robustes pour pouvoir jouer au rugby, malgré ce que les autres personnes peuvent dire et penser.

Lauriane Sandrini

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